
LA BÊTE DU GEVAUDAN est un animal légendaire, responsable d'une centaine d'attaques mortelles dans le Gévaudan (centre de la France) au XVIIIe siècle.
Sous ce terme de « BÊTE DU GEVAUDAN » sont regroupés une série d'événements qui eurent lieu du 30 juin 1764 au 19 juin 1767. Durant cette période, au moins cent quatre attaques mortelles et de nombreuses autres, non mortelles, furent attribuées à l'animal (considéré d'abord comme un loup) ou à plusieurs animaux.
LA BÊTE DU GEVAUDAN a sévi dans le diocèse du Gévaudan, qui, de nos jours correspond au département de la Lozère, et des parties du Cantal et de la Haute-Loire.
Le GEVAUDAN est un pays sauvage.
L'environnement du Gévaudan est constitué de vallées et de montagnes très boisées. Les villages sont éloignés de plusieurs kilomètres les uns des autres, et la rareté des routes à l'époque de l'affaire rendait les déplacements difficiles, longs et dangereux.
Sur le lieu de la mort de la BÊTE DU GEVAUDAN : les montagnes de Margeride sont constituées de landes à bruyères, pins et myrtilles, de blocs de granit et de hêtraies dans les pentes. Elles étaient bien moins boisées à cette époque qu'actuellement et les troupeaux de moutons pouvaient donc paître très haut. Mais elles ont un climat très rude (il y subsiste des plantes de l'âge glaciaire) rendant impossibles les battues d'hiver, et les chevaux des chasseurs s'embourbaient même dans les nombreuses tourbières (les "sognes" ou "molières").
LES ATTAQUES
Devant l'ampleur de l'affaire, les autorités se décidèrent à faire appel à divers chasseurs afin d'organiser des battues auxquelles participa de plus en plus de monde. Dragons, louvetiers et porte-arquebuse du roi se succédèrent alors pour "courir sus à la BÊTE". Les résultats furent, à tout le moins, décevants. Il faudra attendre le 20 septembre 1765 pour qu'un grand loup soit abattu par le porte-arquebuse du roi, François Antoine. La « BÊTE », ou du moins ce qui en tenait lieu puisque l'animal tué était bien un loup, fut naturalisée et envoyée à Versailles puis déposée au Cabinet du Roi, futur Muséum national d'histoire naturelle. Pour le roi Louis XV et la Cour, l'affaire était close...
L'hypothèse surnaturelle n'est pas prise en compte.
Les agressions ne peuvent pas toutes être l'œuvre d'un homme (toutes les personnes ayant survécu à une attaque ont décrit un animal dans les témoignages authentifiés).
Il semble que les agressions ont diverses origines, attaques classiques de loups, mais surtout attaques d'une bête particulière. On ne peut évidemment exclure, mais cela n'est pas prouvé, des attaques d'un ou de plusieurs criminels profitant du contexte.
L'hypothèse d'une mise en scène dans le cas de la bête tuée par François Antoine (utilisant un loup de taille spectaculaire amené du zoo de Paris) ne repose que sur des conjectures sans preuves. En effet, le zoo de Vincennes est né de l'exposition coloniale de 1931 et la ménagerie du Jardin des Plantes n'a vu le jour que sous Napoléon Ier...
La bête tuée par JEAN CHASTEL ( le garde-chasse) pourrait avoir été un animal apprivoisé et entraîné à tuer, selon certaines théories ; en tout cas, sa description est, de toute évidence, celle d'un canidé.
Aucune preuve ne permet d'accuser la famille Chastel ni la noblesse locale qui aurait couvert ses agissements.
L'usage du terme "BÊTE" (au lieu de "loup") par les témoins, alors que cet animal bien connu dans les campagnes de l'époque aurait dû être identifié sans conteste, est plus que troublant. De plus, les loups chassent généralement en meute, et il est admis par les spécialistes que les attaques de loups contre des êtres humains sont très rares.
Quoi qu'il en soit, JEAN CHASTEL a tué une BÊTE reconnue comme étant LA BÊTE par de nombreux témoins, y compris des rescapés d'attaques, dont la description mentionne qu'elle fait penser à un loup mais n'en est pas un, et les attaques ont cessé à compter de ce moment...
Le mystère reste entier dans la mesure où rien n'a pu vraiment être expliqué. Etait-ce une bête dressée pour tuer ou un animal d'une grandeur hors du commun. Quelques individus ont-ils profité pour tuer des femmes et des enfants et faire passer cela pour un crime de la bête du Gévaudan ? Aucune explication satisfaisante à ce jour ne peut être prise en compte.
De nombreux films ont été tournés dont la BÊTE est la star: le dernier est le PACTE DES LOUPS du cinéaste français CHRISTOPHE GANS
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